Mon CV Percutant

Comment gérer les refus de candidature sans perdre toute sa motivation

Le nombre de refus de candidature avant que la motivation s'érode varie lors d'une recherche d'emploi. Que ce soit après cinq, vingt ou cinquante refus, je n'ai jamais trouvé le chiffre magique malgré mes recherches dans chaque mail de refus que j'ouvrais.

Avant d'aller plus loin, une précision : si un lien de cet article vous mène vers une méthode et que vous l'achetez ensuite, je touche une petite commission, sans que votre prix change d'un centime. Je le dis maintenant parce que la suite parle justement d'un outil qui m'a servi, pas d'une liste de recommandations sorties de nulle part.

Faut-il tourner la page après chaque refus, sans se retourner ?

On m'a souvent conseillé de passer directement à la candidature suivante, sans m'attarder, comme si chaque refus n'était qu'une ligne à rayer sur une liste. L'idée séduit parce qu'elle promet d'aller plus vite que le découragement.

Ce conseil part d'une bonne intention, mais il oublie un détail : une émotion qu'on refuse de regarder ne disparaît pas, elle se loge ailleurs, souvent dans cette habitude de rafraîchir sa boîte mail toutes les dix minutes sans même s'en rendre compte. Ignorer un refus ne le fait pas taire, ça le rend juste plus sournois.

Copier un CV trouvé sur un forum ne change rien

Avant de comprendre ça, j'ai tenté un raccourci qui me semblait malin : reprendre la structure d'un Curriculum vitæ repéré sur un forum d'emploi, en me disant qu'il avait bien dû fonctionner pour quelqu'un, alors pourquoi pas pour moi. Le résultat n'a rien changé : les mêmes silences, exactement le même mur.

J'ai fini par comprendre qu'un squelette emprunté ne remplace pas le travail d'adapter mon CV à chaque offre d'emploi pour enfin être rappelée : le format d'un autre ne porte pas mon parcours, et un recruteur le sent sans même savoir pourquoi. Il y a aussi ce défaut qu'on surnomme parfois le mur de texte, une autre histoire à elle seule, qui concerne surtout les carrières longues qu'on n'a jamais eu le courage de tailler. Et il y a la question des mots-clés qu'un logiciel de tri repère avant même qu'un humain n'ouvre le dossier, mais ça aussi, c'est tout un sujet à part.

CV imprimé annoté au stylo rouge après un refus de candidature pendant une recherche d'emploi

Un classeur plutôt qu'une boîte mail qui déborde

Une amie qui court le long des quais presque tous les week-ends m'a raconté qu'elle ne regarde jamais sa montre avant d'avoir fini son parcours, parce qu'à compter les minutes à chaque foulée, elle finirait par s'arrêter en chemin. J'ai volé cette idée pour mes candidatures : arrêter de vérifier ma boîte mail juste après un envoi, et noter plutôt la date, le poste visé et ce que j'avais tenté, dans un classeur posé sur un coin de table.

Le jour où j'ai feuilleté ce classeur et vu mes candidatures alignées, classées les unes sous les autres, au lieu des petits papiers qui traînaient dans tout l'appartement, j'ai senti quelque chose se calmer. Pas une victoire, juste l'impression de ne plus courir dans tous les sens en même temps.

Fermer l'ordinateur à une heure fixe a fini par compter presque autant que le classeur lui-même. Je sortais marcher dans les ruelles du quartier de la Doutre, et c'est un de ces après-midi, alors que la lumière rasante de fin de journée traînait encore sur mon écran avant que je ne l'éteigne, que j'ai compris un truc simple : un refus ne dit rien sur ce qu'on vaut, il dit juste qu'un dossier et un poste ne se sont pas rencontrés au bon moment.

C'est aussi à cette période que j'ai arrêté de postuler au réveil sans réfléchir et que j'ai commencé à structurer mes semaines avec la méthode Boostez votre recherche d'emploi, qui m'a surtout aidée à repérer les canaux qui ramenaient de vraies réponses plutôt que du silence. Ça n'a pas fait disparaître les refus, et ce n'était pas son rôle, mais ça m'a évité de refaire la même erreur chaque semaine sans m'en apercevoir.

Café froid et appel manqué sur un smartphone pendant l'attente d'une réponse de candidature

Un refus juge un dossier, pas une valeur professionnelle

Ce que je regarde désormais, avant de laisser un refus m'atteindre, c'est une seule chose : est-ce que le poste correspondait vraiment à ce que j'avais écrit, ou est-ce que j'avais encore envoyé un dossier à moitié adapté. Dans le deuxième cas, le refus m'apprend quelque chose de concret que je peux corriger. Dans le premier, je le range dans le classeur et je passe au suivant, sans me forcer à y voir un signe sur ma valeur.

Le silence, lui, est une tout autre bête. Apprendre à mieux gérer le silence après un entretien d'embauche sans déprimer m'a servi autant pour les candidatures jamais commentées que pour les entretiens sans suite. Entre les deux, il y a une question qu'on hésite à poser : demander un retour, même bref, après un refus, change la donne, parce que ça transforme un couperet muet en quelque chose qu'on peut vraiment utiliser.

Certains refus ont une saveur particulière, comme celui où l'on m'a clairement fait comprendre que j'étais trop qualifiée pour le poste, une politesse qui, dans les faits, veut souvent dire autre chose que ce qu'elle énonce. Apprendre à réagir quand on jugeait ma candidature refusée car trop qualifiée m'a pris du temps, parce que ce refus-là touche un endroit précis. Ça rejoint aussi cette question qu'on évite de formuler tout haut : comment faire en sorte qu'un CV ne sonne pas daté, sans jamais avoir besoin d'y coller un chiffre précis.

Agenda papier avec tâches cochées pour organiser sa recherche d'emploi et ses candidatures

La règle que je garde, refus après refus

La vraie question n'est donc pas de savoir combien de refus on peut encaisser avant de craquer, c'est de savoir où on les pose, concrètement, pour ne pas tous les porter en même temps. Un classeur, un carnet, un fichier, peu importe le support : ce qui compte, c'est de sortir chaque refus de sa tête pour le regarder avec un peu de distance, au lieu de le laisser s'accumuler en silence.

Si vos journées de candidature partent dans tous les sens et que chaque refus vous met hors service pour le reste de la soirée, je ne peux que vous conseiller de remettre un peu de cadre là-dedans. La méthode Boostez votre recherche d'emploi a été mon garde-fou quand je perdais pied, sans jamais remplacer le travail de fond sur le CV ou les candidatures elles-mêmes. Ça ne fera pas disparaître les refus, mais ça change la manière dont ils vous tombent dessus.

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